Journaliste, conseillère de Nicolas Sarkozy, Catherine Pégard a été nommée mercredi 31 août en Conseil des ministres à la présidence de l'établissement public du Château de Versailles, mais aussi du musée et du domaine national de Versailles. Elle succède à l'ex-ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, frappé, à 65 ans, par la limite d'âge. Catherine Pégard est née le 5 août 1954 au Havre. Elle a 54 ans.
Quel a été son parcours ?
Jeune lycéenne, elle fait ses premiers pas dans le journalisme sous la houlette de Roger Campion, rédacteur en chef de la presse Havraise. Après des études d'Histoire et de Sciences politiques, Catherine Pégard a débuté sa carrière de journaliste, en 1977, au quotidien J'informe, lancé par Joseph Fontanet et qui eut une durée de vie des plus brèves. De 1978 à 1982, elle collabore au service politique du Quotidien de Paris dirigé par Philippe Tesson.
En 1982, elle entre au Point, comme journaliste au service politique, dirigé alors par André Chambraud, où elle couvre plus particulièrement le secteur de la droite parlementaire. Lorsque Denis Jeambar devient rédacteur-en-chef du service politique, elle devient rédactrice-en-chef adjointe, puis rédactrice-en-chef après le départ du Point de Denis Jeambar pour Europe1. Dans Le Point, Catherine Pégard publie notamment chaque semaine un « Bloc-notes politique » nourri dans les coulisses de la politique. En outre elle débat de l’actualité politique sur Radio Classique avec Jean-Marc Lech. À partir d'octobre 2004, Catherine Pégard coanime également l'émission Les Femmes et les Patrons d'abord sur Paris Première au côté d'Alexandra Golovanoff.
« Ses papiers, informés, maîtrisés, l'ont hissée au rang des journalistes qui comptent et qui contribuent, à leur place, à la formation du jugement des citoyens » écrit d'elle dans son blog son confrère le journaliste Jean-Michel Aphatie.
Quittant Le Point, Catherine Pégard est nommée conseillère du Président dès les premiers jours de l'installation de Nicolas Sarkozy. La nomination comme conseillère du président d'une journaliste d'un grand média, rédactrice en chef du Point, suscite une controverse. Interrogé sur la question des relations entre la presse et la politique en France, le journaliste de l'International Herald Tribune, John Vinocur, répondait dans une interview par Renaud Revel de l'Express (31 mai 2007) « Je pense que l'on exagère ces liens de connivence qui existent en vérité dans toutes les démocraties du globe. Les journalistes sont devenus les boucs émissaires d'une société en désaccord avec ses élites. »
Conseillère du Président de la République sans étiquette depuis mai 2007, Catherine Pégard prend à la mi-mars 2008 la tête du nouveau « pôle politique » créé à la Présidence, intégrant le carré des plus proches collaborateurs du Président. Elle y a été secondée par Jérôme Peyrat, le conseiller chargé des relations avec le Parlement. Le conseiller à l'Outre-Mer, Olivier Biancarelli a ensuite renforcé les effectifs de cette cellule, et y a pris un rôle prépondérant.
Catherine Pégard est chargée par la suite des dossiers culturels à l'Élysée.
L'annonce, à la fin du mois d'août 2011, de son nom pour succéder à Jean-Jacques Aillagon, atteint la limite d'âge, à la tête du château de Versailles provoque l'émoi de certains historiens et conservateurs fustigeant son absence de qualification pour la fonction. Cette nomination est officialisée lors du conseil des ministres du 31 août 2011, pour une prise de fonction le 1er octobre.
Cette nomination, bien entendu, a soulevé quelques vagues dans les milieux qui s'estiment bien mieux pourvus en qualités que le nommés aux postes de leur ambition. Il en a toujours été ainsi dans notte République. Quand Olivier chevrillon a été nommé Directeur des Musées de france, Christine Albanel, directrice de Versailles.... à chaque fois les bonnes âmes et les plumes acérées sont sorties du bois.
PS. Ayant contribué à l'essentiel de la page de Wikipedia consacrée à Catherine Pégard, je n'ai aucun scrupule à en reprendre ici le texte...
C'est quoi ce blog ?
- MON OEIL SUR L'ACTU...
- Paris, France
- Ce blog est celui de la conversation libre. Autour des arts, des livres, de la télévision ou de tout autre sujet de culture mais aussi - n'est-ce pas culturel ? - de la politique. C'est dire, simplement, que sur ce blog on parlera de tout. Je le nourrirai au rythme de mon inspiration, de mes rencontres, de mes visites, de mes lectures, de mes poussées d'admiration ou de colère aussi. Que chacun, ici, intervienne. Que l'on discute les uns avec les autres.. Voilà l'ambition de ce blog. Un mot encore sur le titre. "Mon oeil", c'est ce que je vois, mais c'est aussi, vieille expression, une façon de dire que l'on n'est pas dupe et que l'esprit critique reste le maître contre par exemple le "politiquement correct" et contre les idées reçues, de droite comme de gauche. ************************************************************************************* Pour les amateurs d'art, je signale cet autre blog, plus spécialisé sur l'art et les artistes, les expositions, les formes d'expression d'ici et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui: http://monoeilsurlart.blog4ever.com/blog/index-350977.html
lundi 7 novembre 2011
« ENTREE LIBRE » tous les jours avec Laurent Goumarre sur France 5
A partir du 26 septembre à 20h, du lundi au vendredi, France 5 va consacrer vingt minutes quotidiennes à l’actualité de la culture. C’est une excellente nouvelle car ce programme sera celui d’ « un regard différent, décomplexé et engagé » comme l’annonce le service de presse de la chaine n° 5 ( qui est par les temps qui courent, la plus inventive, avec Canal Plus )
Ce nouveau magazine sera piloté par une personnalité nouvelle à la télévision : Laurent Goumarre. Laurent Goumarre est producteur à « France Culture » depuis 1999. Il y mène « Studio danse », « Le Chantier », « Minuit/Dix » et « Le RenDez-Vous », « journal en direct sur le fil de l’actualité culturelle » ( qui entre dans sa quatrième saison).
Depuis septembre 2010, Laurent Goumarre est adjoint à la programmation de la Biennale de la danse de Lyon (après avoir été conseiller artistique du festival Montpellier danse de 1999 à 2007). Il est aussi, depuis 2008 , directeur artistique des « TJCC Le Festival » (Très jeunes créateurs contemporains), pour le théâtre de Gennevilliers.
Quant à la presse écrite, qu’il pratique également, Laurent Goumarre est rédacteur en chef des pages culture du magazine « Têtu », il collabore à la rubrique danse d’ « Art Press » et aux journaux « Elle », « Offshore », « Danser »…
Il est aussi auteur et coauteur des ouvrages critiques « Pratiques contemporaines » (Ed. Dis Voir, 1999), « La Ribot » (Ed. du CND, 2004), « Rambert en temps réel » (Ed. Les Solitaires Intempestifs, 2005).
Laurent Goumarre a par ailleurs réalisé la série DVD « Paroles de chorégraphes » pour le Centre Pompidou et exposé, en tant que photographe, dans les galeries Alain Gutharc (Paris, 2010) et Vasistas (Montpellier, 2009). Autant dire que rien de ce qu’est la culture contemporaine n’échappe à cet œil neuf pour le petit écran.
Son idée, pour cette émission, est que la culture n’est pas repliée sur elle-même, qu’elle raconte notre société tous les jours et tout autour de nous. En France et à l’étranger, du patrimoine qui est une richesse aux innovations qui sont l’avenir. Ce sera une histoire d’hommes et de femmes, d’engagements physiques, d’ expériences et d’ émotions qu’il s’agit de partager. L’émission ouverte sur le théâtre, les arts plastiques, la BD, la musique, la littérature, le design, l’architecture, les jeux vidéo, l’opéra, la danse, les cultures urbaines, le cinéma, les séries télé, la mode, la scène, les expositions, les festivals, le Web... – c’est à dire sur tout ce qui est création et expression - offrira des clés de lecture, des enquêtes, de confrontations, des polémiques, des portraits… Dans un esprit d’ouverture totale et non élitiste, de liberté assumée et généreuse.
Laurent Goumarre, présentateur, s’en explique :
« Le choix éditorial, ce n’est pas d’“élire” un livre,un disque, une exposition, mais de cherche à comprendre et à montrer ce que dit tel livre, telle expo de notre société… »
"J’aborde cette nouvelle aventure avec excitation : c’est ma première expérience télé. Je mesure l’enjeu d’une telle programmation à dimension culturelle dans une tranche horaire particulièrement stratégique. Etre un visage, mais aussi un corps à l’écran, celui de toute une équipe, alors que jusqu’à présent je « ne donnais que de la voix », n’est pas la chose la plus aisée, j’avoue. »
« D’un magazine quotidien, doit être un miroir, « réfléchir » l’actualité culturelle sur un ton à la fois informé et totalement décomplexé. Autrement dit, il doit envisager la culture en lien direct avec la société, ce qui évite le nombrilisme de l’entre-soi critique, la posture de prescription de l’expert, assimilée (pas forcément à tort) par le publicà un discours de promotion version copié-collé desdossiers de presse. Nous ferons des choix que expliquerons, commenterons , sans avoir à passer nécessairement par la case « critique », afinde ne pas être simplement un agenda, ce qui estsouvent le cas quand il s’agit de traiter la matière culturelle. Le fait d’être un magazine quotidien supposera des rendez-vous dans l’émission sans hiérarchie entre supposées haute/basse/contrecultures, avec un ton totalement décomplexé, celui du décryptage, de l’intelligence amusée… voire complètement décalée. Je pense notamment à une rubrique quotidienne qui consistera à comprendre les « consommations » culturelles des Français — et le terme « consommation » n’est pas forcément un gros mot — en leur donnant la parole. »
« Le ton sera informatif mais pas dupe, décalé parfois… parce que la culture, ce n’est pas grave, ça arrive à tout le monde ! Aussi, tant au niveau des sujets que des invités, « Entrée libre » ne doit se priver de rien ni de personne. Nous ne devonsrien nous refuser : traiter sans hiérarchie ni second degré ce qui relève des cultures populaires, mainstream, évoquer sans complexe ni désinvolture des postures moins repérées. Enfin, pouvoir étendre sa curiosité, depuis le patrimoine jusqu’aux propositions les plus surprenantes, les plus émergentes.
"Nous nous impliquerons à 100% dans les choix éditoriaux, avec l’équipe, en particulier à Nicolas Martin et Dorothée Dumas,les deux rédacteurs en chef. L’émission doit refléter l’énergie non pas d’une équipe d’experts culturels, mais de ce que les « objets-sujets-événements- matières » culturels disent de la société. Le choix éditorial, ce n’est pas « élire » un livre, un disque, une exposition, mais chercher à comprendre et à montrer ce que dit tel livre, telle expo, etc. de notre société : de quoi est-il le symptôme ? Dès lors, avec le spectateur, , nous irons bien au-delà de savoir seulement s’il est bon, ou nul, etc. Le discours critique n’est en effet pas la seule façon d’envisager la culture. Loin de là.
« Entrée libre » cela veut dire que la porte est ouverte à tous les téléspectateurs, quels qu’ils soient."
A partir du 26 septembre
Du lundi au vendredi à 20.00
Magazine
Durée 20’ Présentation Laurent Goumarre
Rédacteurs en chef Nicolas Martin et Dorothée Dumas
Réalisation David Montagne
Production France Télévisions / Tangaro Production
Directeur de l’unité Magazines
Thierry Chiabrero
Adjointe du directeur de l’unité Magazines,
en charge de la culture, art de vivre et découvertes
Patricia Corphie
Conseiller de programmes
Philippe Broussaud
Directrice de la Communication externe
de France 5 et des Actions éducatives
Laurence Cadenat
Responsable du service de presse
de France 5 et des Actions éducatives
Frédérique Lemaire-Benmayor
Contact presse
Anne-Sophie Bruttmann
Tél. : 01 56 22 92 53 / 06 32 69 86 21
anne-sophie.bruttmann@francetv.fr
Rédigé avec les informations de France 5
Ce nouveau magazine sera piloté par une personnalité nouvelle à la télévision : Laurent Goumarre. Laurent Goumarre est producteur à « France Culture » depuis 1999. Il y mène « Studio danse », « Le Chantier », « Minuit/Dix » et « Le RenDez-Vous », « journal en direct sur le fil de l’actualité culturelle » ( qui entre dans sa quatrième saison).
Depuis septembre 2010, Laurent Goumarre est adjoint à la programmation de la Biennale de la danse de Lyon (après avoir été conseiller artistique du festival Montpellier danse de 1999 à 2007). Il est aussi, depuis 2008 , directeur artistique des « TJCC Le Festival » (Très jeunes créateurs contemporains), pour le théâtre de Gennevilliers.
Quant à la presse écrite, qu’il pratique également, Laurent Goumarre est rédacteur en chef des pages culture du magazine « Têtu », il collabore à la rubrique danse d’ « Art Press » et aux journaux « Elle », « Offshore », « Danser »…
Il est aussi auteur et coauteur des ouvrages critiques « Pratiques contemporaines » (Ed. Dis Voir, 1999), « La Ribot » (Ed. du CND, 2004), « Rambert en temps réel » (Ed. Les Solitaires Intempestifs, 2005).
Laurent Goumarre a par ailleurs réalisé la série DVD « Paroles de chorégraphes » pour le Centre Pompidou et exposé, en tant que photographe, dans les galeries Alain Gutharc (Paris, 2010) et Vasistas (Montpellier, 2009). Autant dire que rien de ce qu’est la culture contemporaine n’échappe à cet œil neuf pour le petit écran.
Son idée, pour cette émission, est que la culture n’est pas repliée sur elle-même, qu’elle raconte notre société tous les jours et tout autour de nous. En France et à l’étranger, du patrimoine qui est une richesse aux innovations qui sont l’avenir. Ce sera une histoire d’hommes et de femmes, d’engagements physiques, d’ expériences et d’ émotions qu’il s’agit de partager. L’émission ouverte sur le théâtre, les arts plastiques, la BD, la musique, la littérature, le design, l’architecture, les jeux vidéo, l’opéra, la danse, les cultures urbaines, le cinéma, les séries télé, la mode, la scène, les expositions, les festivals, le Web... – c’est à dire sur tout ce qui est création et expression - offrira des clés de lecture, des enquêtes, de confrontations, des polémiques, des portraits… Dans un esprit d’ouverture totale et non élitiste, de liberté assumée et généreuse.
Laurent Goumarre, présentateur, s’en explique :
« Le choix éditorial, ce n’est pas d’“élire” un livre,un disque, une exposition, mais de cherche à comprendre et à montrer ce que dit tel livre, telle expo de notre société… »
"J’aborde cette nouvelle aventure avec excitation : c’est ma première expérience télé. Je mesure l’enjeu d’une telle programmation à dimension culturelle dans une tranche horaire particulièrement stratégique. Etre un visage, mais aussi un corps à l’écran, celui de toute une équipe, alors que jusqu’à présent je « ne donnais que de la voix », n’est pas la chose la plus aisée, j’avoue. »
« D’un magazine quotidien, doit être un miroir, « réfléchir » l’actualité culturelle sur un ton à la fois informé et totalement décomplexé. Autrement dit, il doit envisager la culture en lien direct avec la société, ce qui évite le nombrilisme de l’entre-soi critique, la posture de prescription de l’expert, assimilée (pas forcément à tort) par le publicà un discours de promotion version copié-collé desdossiers de presse. Nous ferons des choix que expliquerons, commenterons , sans avoir à passer nécessairement par la case « critique », afinde ne pas être simplement un agenda, ce qui estsouvent le cas quand il s’agit de traiter la matière culturelle. Le fait d’être un magazine quotidien supposera des rendez-vous dans l’émission sans hiérarchie entre supposées haute/basse/contrecultures, avec un ton totalement décomplexé, celui du décryptage, de l’intelligence amusée… voire complètement décalée. Je pense notamment à une rubrique quotidienne qui consistera à comprendre les « consommations » culturelles des Français — et le terme « consommation » n’est pas forcément un gros mot — en leur donnant la parole. »
« Le ton sera informatif mais pas dupe, décalé parfois… parce que la culture, ce n’est pas grave, ça arrive à tout le monde ! Aussi, tant au niveau des sujets que des invités, « Entrée libre » ne doit se priver de rien ni de personne. Nous ne devonsrien nous refuser : traiter sans hiérarchie ni second degré ce qui relève des cultures populaires, mainstream, évoquer sans complexe ni désinvolture des postures moins repérées. Enfin, pouvoir étendre sa curiosité, depuis le patrimoine jusqu’aux propositions les plus surprenantes, les plus émergentes.
"Nous nous impliquerons à 100% dans les choix éditoriaux, avec l’équipe, en particulier à Nicolas Martin et Dorothée Dumas,les deux rédacteurs en chef. L’émission doit refléter l’énergie non pas d’une équipe d’experts culturels, mais de ce que les « objets-sujets-événements- matières » culturels disent de la société. Le choix éditorial, ce n’est pas « élire » un livre, un disque, une exposition, mais chercher à comprendre et à montrer ce que dit tel livre, telle expo, etc. de notre société : de quoi est-il le symptôme ? Dès lors, avec le spectateur, , nous irons bien au-delà de savoir seulement s’il est bon, ou nul, etc. Le discours critique n’est en effet pas la seule façon d’envisager la culture. Loin de là.
« Entrée libre » cela veut dire que la porte est ouverte à tous les téléspectateurs, quels qu’ils soient."
A partir du 26 septembre
Du lundi au vendredi à 20.00
Magazine
Durée 20’ Présentation Laurent Goumarre
Rédacteurs en chef Nicolas Martin et Dorothée Dumas
Réalisation David Montagne
Production France Télévisions / Tangaro Production
Directeur de l’unité Magazines
Thierry Chiabrero
Adjointe du directeur de l’unité Magazines,
en charge de la culture, art de vivre et découvertes
Patricia Corphie
Conseiller de programmes
Philippe Broussaud
Directrice de la Communication externe
de France 5 et des Actions éducatives
Laurence Cadenat
Responsable du service de presse
de France 5 et des Actions éducatives
Frédérique Lemaire-Benmayor
Contact presse
Anne-Sophie Bruttmann
Tél. : 01 56 22 92 53 / 06 32 69 86 21
anne-sophie.bruttmann@francetv.fr
Rédigé avec les informations de France 5
Nicolas de Staël, vivant.

Karin Müller codirige la galerie Gimpel & Müller à Paris. Une galerie d'art contemporain qui fait la part belle à l'art abstrait des années de l'après deuxième guerre mondiale, à l’abstraction géométrique, à l’abstraction lyrique et au cinétisme.
Karin Müller qui vient d'écrire "Les Fulgurances de Nicolas de Staël" est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à des artistes dont Malraux, Guitry, Elsa Triolet et Louis Aragon.
Je cède ici la place à Laurent Greilsamer qui a lu et préfacé le livre de Karin Müller.. . Qui serait mieux placé que Laurent Greilsamer, auteur du best-seller, "Le Prince foudroyé" consacré à Nicolas de Staël, pour évoquer ce nouveau livre dont la parution est prévue pour la fin du mois de novembre ?
"Dans cette biographie à la première personne de Nicolas de Staël, Karin Müller parvient à nous plonger dans la vie passionnante d’un des artistes les plus intransigeants du XXe siècle. Une centaine de pages suffit pour faire revivre ce peintre à la destinée tragique, de sa naissance en Russie à son exil en Pologne, en Belgique, au Maroc puis en France. Incompris par son entourage, Nicolas de Staël est cependant reconnu par ses pairs et se lie d’amitié avec Kandinsky, René Char ou encore Georges Braque. Mais ni cette reconnaissance ni l’aisance financière ne l’empêcheront de se jeter dans le vide à l’âge de 41 ans. Par petites touches, Karin Müller relate les rencontres, les questionnements et les nombreuses tragédies qui émaillèrent la vie de celui que Sonia Delaunay qualifait de « peintre inobjectif ».
« Ce texte mérite d’être passé au gueuloir. C’est son énergie qui retient l’attention, sa dynamique. Il est tendu comme un fil et nous résume une vie. Un destin. On ne résume pas une vie me direz-vous ? Encore moins celle de Nicolas de Staël, ce prince foudroyé et foudroyant qui nous a laissé le somptueux cadeau de quelque mille tableaux. On ne résume pas une passion ? Karin Müller y parvient cependant ! »
INFORMATION
Le lancement du livre "Les Fulgurances de Nicolas de Staël" aura lieu le 29 novembre à la galerie Gimpel & Müller, rue Guénégaud, à Paris.
François Marthouret en lira quelques extraits et Madeleine Malraux jouera quelques petits pièces de Prokofiev et Stravinsky..
Notez la date...
La page facebook des Fulgurances est maintenant accessible à tout le monde :
Les Fulgurances de Nicolas de Staël | Facebook
vendredi 28 octobre 2011
La Gazette Drouot, le "Viagra" du collectionneur...
Retour d’un voyage en pays lointain, comme en grande Carabagne, me voici de nouveau à Paris, où je retrouve, comme tous les vendredis l’hebdomadaire La Gazette Drouot. Quand on revient d’ailleurs ou d’autrefois, on pèse au trébuchet du plaisir l’avantage de tenir dans ses mains chaque semaine ce condensé de millions de chasses au trésor. L’hebdo des ventes aux enchères vous fait pénétrer dans toutes les salles de vente de France et de Navarre. Comme par un coup de baguette magique. Et les images sont si nettes, si belles, si parlantes, si bien reproduites qu’elles font d’emblée surgir au cerveau l’original. Et indiquent ses coordonnées. Ce peut être une aiguière en argent de Louis II Samson, (Fraysse & Associés ) ; le portrait d’Arman par Andy Warhol (Yann Le Mouel) ;une série de vase de Daum et de Gallé (Lempertz) ; une bouteille de Petrus (Gros & Delettrez) ; une paire de cloisonnés chinois Qianlong (Christie’s) ; une édition originale avec autographe de Cendrars/Sonia Delaunay ( Sotheby’s) ; une marine de Claude-Joseph Vernet ( Turquin) ; une composition de Joan Mitchell (Cornette de Saint-Cyr)… Bref, sur 238 pages, ce simple numéro du 28 novembre 2011, sans forcer, cool, réussit à exciter l’une après l’autre, toutes les papilles cérébrales…
Je lis ces temps-ci avec passion le formidable livre de René Gimpel : « Journal d ‘un collectionneur » ( 750 pages ) que viennent de republier en l’enrichissant les éditions Hermann. Ce grand marchand qui raconte ici ses années 1914 – 1939, était si familier des grands qu’il appelle Fragonard, Frago… mais pour voir des tableaux de maîtres, pour acheter et pour vendre il fallait se déplacer. Les catalogues, en blanc et noir, mal fagotés ne donnaient qu’une pauvre impression de la réalité. Aujourd’hui les catalogues des grandes maisons : Piasa, Sotheby ‘s, Aguttes, Cornette de Saint-Cyr, Artcurial, Bergé, Christie’s, Camard, Beaussant-Lefèvre…., dans le désordre, sont des livres d’art. Précis et impeccables. La Gazette Drouot est dans cette lignée. Un bonheur. Un incitatif au plaisir dans la durée. Bref, la Gazette Drouot est le « Viagra » du collectionneur…
Je lis ces temps-ci avec passion le formidable livre de René Gimpel : « Journal d ‘un collectionneur » ( 750 pages ) que viennent de republier en l’enrichissant les éditions Hermann. Ce grand marchand qui raconte ici ses années 1914 – 1939, était si familier des grands qu’il appelle Fragonard, Frago… mais pour voir des tableaux de maîtres, pour acheter et pour vendre il fallait se déplacer. Les catalogues, en blanc et noir, mal fagotés ne donnaient qu’une pauvre impression de la réalité. Aujourd’hui les catalogues des grandes maisons : Piasa, Sotheby ‘s, Aguttes, Cornette de Saint-Cyr, Artcurial, Bergé, Christie’s, Camard, Beaussant-Lefèvre…., dans le désordre, sont des livres d’art. Précis et impeccables. La Gazette Drouot est dans cette lignée. Un bonheur. Un incitatif au plaisir dans la durée. Bref, la Gazette Drouot est le « Viagra » du collectionneur…
mardi 9 août 2011
Verket à Avesta (Suède): Une aciérie pour l’art contemporain.
À Avesta, au Nord Ouest de Stockholm, en Suède, il y une énorme aciérie construite dans les années 1850 et aujourd’hui éteinte. Cette usine morte avec ses tours-cheminées pourrait être un des château-fort d’un Empire industriel de BD imaginé par un Philippe Druillet.
C’est dans ce lieu magique qu’est installé sur cinq ou six étages un fabuleux musée vivant d’art contemporain. On y circule parfois en pleine lumière, parfois dans une pénombre propice à l’imagination.
Et c’est très revigorant, au gré de salles immenses de vivre les expériences proposées à un public vraiment intéressé. Les artistes qui exposent dans ce Wonderland ont pour nom : Roy Andersson, Hanna Beling, Nygårds Karin Bengtsson, Helena Blomqvist, Eric Dyer, Michael Ellburg, Kaj Engström, Pontus Ersbacken, Gabriella Göransson, Henry Grahn Hermunen , Jörg Jeschke, Sara Lundberg, Anders Stimmer, Stina Wirsén, Ulrika Minami Wärmling.
Il y a aussi un Français, Nicolas Cesbron, dont les installations de sculptures, de branches métallique porte le titre explicite de « The Post-Industrial Jungle ».
On remarque l’installation de verre de Kjell Engman « White Wife in the Gloom of the Blast Furnace » ; les couloirs sans fin de Sonja Nilsson. J’ai été particulièrement séduit par l’exposition des photos de Helena Blomqvist qui nous invite à partager les photos de familles étranges où les petits lapins dansent avec les petites filles ; où les renards écoutent gentiment les contes de fées…
Une rencontre très agréable sur le chemin des lacs ou d’Uppsala. Au cœur d’une Suède si calme, si apparemment tranquille, et dont les interrogations sont les nôtres.
.
TRADUCTION PAR GOOGLE:
Verket i Avesta (Sverige): Ett stålverk för samtida konst.
I Avesta, nordväst om Stockholm, finns ett enormt stålverk byggdes på 1850-talet och nu utdöda. Anläggningen liv med dess torn, kunde skorstenar vara en av slottet av en industriell imperium av serier som skapats av en Druillet Philippe.
Det är i denna magiska plats som är installerad på fem eller sex våningar ett fantastiskt levande museum för samtida konst. Det går ibland i fullt dagsljus, ibland i ett mörkt främjar fantasin.
Och det är väldigt uppfriskande, vid val av stora hallar livets erfarenheter till en föreslagen allmänheten verkligen intresserad. De konstnärer som ställer ut i denna Underlandet heter: Roy Andersson, Hanna Beling, Nygård Karin Bengtsson, Helena Blomqvist, Eric Dyer, Michael Ellburg, Kaj Engström, Pontus Ersbacken, Gabriella Göransson, Henry Grahn Hermunen, Jörg Jeschke, Sara Lundberg, Anders Stimmer, Stina Wirsén, Ulrika Minami Wärmling.
Det finns också en fransk, Nicolas Cesbron vars installationer av skulpturer har metall grenar den uttryckliga titeln "The Post-Industrial Jungle".
Observera att installationen av glas av Kjell Engman "Vita frun i dunklet av masugnen" den ändlösa korridorer Sonja Nilsson. Jag var särskilt lockad av utställningen med foton av Helena Blomqvist som inbjuder oss att dela foton av konstiga familj där kaninerna dansar med tjejerna, där rävar lyssna vänligt sagor ...
En mycket trevlig möter på väg till sjöar eller Uppsala. I hjärtat av Sverige så lugn, så till synes lugn, och vars frågor är våra.
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mardi 12 juillet 2011
Simon Wildsmith expose à Cahors

Sur le catalogue de l'exposition:
Avec son pigeonnier pointu couvert d’ardoises, la grande maison, enserrée dans un réseau vivace de glycines, est campée au cœur du village de Savanac, près de Cahors. Elle a vue sur les méandres du Lot qu’elle domine. L’artiste aux ancêtres anglais, écossais et basques, Simon Wildsmith, y a élu domicile voilà 15 ans. Patiemment, il a repris les étages de la vieille demeure pour leur donner, en vastes espaces blancs et en courbes harmonieuses, le chic discret d’une architecture contemporaine respectueuse des structures et de l’ancienne charpente.
Artiste, né dans une famille d’artistes, il était environné, enfant, par les émulations joyeuses de la créativité, la profusion des livres et des images, l’influence des grands noms de la peinture… Logiquement, tout gamin, Simon Wildsmith se découvre des ailes pour la création artistique et se lance, dès l’adolescence, dans l’ apprentissage des arts. Il étudie la céramique, et toutes les techniques qui s’y rattachent dans une école renommée, « Croydon School of art and design ». A la suite de ses études, il expose ses créations, des pièces uniques, en Grande Bretagne, en France, aux Etats Unis et au Japon.
À la fin des années 80, Simon Wildsmith crée à Londres une entreprise tournée autour des arts de la table. Il cible ses créations vers ce marché en expansion du bel objet qui touche la jeunesse consumériste. Dès son premier salon, en 1990, le succès lui est acquis. Les grands magasins prestigieux - comme les célèbres Conran Shop (Londres, Paris), Bergdorf Goodman (New York) ou la Royal Academy of Arts ( Londres ) - commandent ses tasses, ses mugs, ses assiettes, ses vases, ses pièces de forme… sur lesquels il applique des dessins imprimés ou qu’il soumet aux subtilités du « lustro », le lustrage, une technique mise au point en 1518 à Gubbio, en Italie, par Giorgio Andreoli. Ces décorations à irisations – d’or, d’argent, de carmin…- sont obtenues sur des objets déjà vitrifiés sur lesquels sont appliquées des particules métalliques. Le public adore, suit, achète.
Loin de se laisser griser par les succès commerciaux, Simon, happé par des espaces plus vastes que les surfaces restreintes des poteries, accomplit sa révolution personnelle dans les années 2000. Comme tous les grands artistes de l’histoire de l’art, Picasso avec la lithographie, Warhol avec la sérigraphie…, il veut s’exprimer sur papier. Et, pourquoi pas, avec le procédé le plus moderne, celui de l’impression à jets pigmentaires.
Initié aux arcanes de la photographie numérique, de la palette graphique et aux infinies possibilités qu’elles offrent, il peut désormais donner le jour à toutes ses idées, exprimer ce qu’il a envie d’exprimer. En travaillant l’image grâce aux miracles de la technologie la plus affûtée, il révèle ses intuitions les plus intimes. Simon travaille d’abord sur son ordinateur qui est son crayon, son pinceau, sa palette « qui fait ce qu’on lui dit de faire ». « Un outil avec lequel il navigue au gré de sa volonté dans un espace virtuel, multicouche, infini. La seule limite est celle de l’imagination » reconnaît-il. Simon part d’un dessin, d’une photographie, d’une observation. Il récupère un détail, le travaille, le complète ou le dérègle et le retravaille. Règle les couleurs, les affine, les nuance. Parfois devant plusieurs travaux en chantier il dit « se laisser reposer par rapport à son œuvre pour pouvoir y revenir et trouver la solution à tel ou tel problème esthétique ou de sens ».
Dans le calme de sa maison lotoise, propice à la réflexion et à la création, Simon Wildsmith a installé son atelier et son Stradivarius d’impression où il tire, sur des papiers de plus d’un mètre de large, les images époustouflantes sorties de son imaginaire.
Simon Wildsmith ne fixe pas de limites à sa liberté. Figuratives, symboliques, abstraites, ses créations – toujours pleines de signification, d’humour ou de profondeur – cherchent à lutter contre les intoxications qui menacent ou pervertissent l’humanité. Il porte ses interrogations sur toutes les facettes de notre monde : l’argent, la consommation, la guerre, les religions, les nationalismes, le terrorisme, la fête, le repos des corps... « Je raconte des histoires. Je ne veux pas être cru, je souhaite simplement amener ceux qui regardent mes œuvres à découvrir les choses telles que je les raconte et je les invite à aller vers leurs propres conclusions. Je ne suis pas militant, je suis, disons, engagé, engagé dans la dénonciation des horreurs de notre planète, dans la dénonciation des langages de bois et de l’hypocrisie. »
mercredi 6 juillet 2011
Pour rendre hommage à Cy Twombly

Cy Twombly est sans doute l'artiste dont l'oeuvre m'a le plus profondément ému. Depuis 1992, j'ai tenté à de nombreuses reprises de l'interviewer, de le filmer... pour Le Point, pour la télévision. Il a toujours refusé de se prêter à ce jeu. L'adorable Maroussa Gravagnuolo qui avait exposé une de ses sculptures dans sa galerie Pièce Unique est intervenue souvent auprès de lui pour tenter de le convaincre de céder à mes instances. En vain. Elle a eu l'amabilité de me présenter à cet immense artiste dans les années 90 dans l'auditorium du Louvre lors d'une remise du prix Praemium Imperiale et j'ai eu la chance de bavarder avec lui. Il m'a même dédicacé gentiment un livre que je lui présentais. J'ai revu Cy Twombly au Centre Pompidou lors de l'exposition de son oeuvre graphique. Il m'a dit alors qu'il réfléchissait à l'idée de m'autoriser à le filmer. Peut être... Mais cela n'a hélas jamais abouti. Comme je le regrette. Et comme je suis touché par sa disparition.
JB.
Illustration: Lepanto
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